Exposition Que Reste-t-il ? Je Suis Né étranger/ Retirada 2019 à Le Vigan du 21 au 22 septembre 2019

Plus d'infos sur l'exposition Que Reste-t-il ? Je Suis Né étranger/ Retirada 2019 à Le Vigan

L'exposition Que Reste-t-il ? Je Suis Né étranger/ Retirada 2019 a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine Le Vigan 2019.

Du 8 juillet au 22 septembre 2019, le Département du Gard produit au château d'Assas Que reste-t-il ?dans le cadre du programme d'expositions d'art contemporain Je suis né étranger/ Retirada 2019 organisé par les Abattoirs Musée-FRAC Occitanie Toulouse, à l'initiative de la Région Occitanie.

Cette exposition d'art contemporain réunit trois artistes : Daniel Andùjar (1966, Alicante, Espagne) au Musée Cévenol, Paula Anke (1961, Berlin, Allemagne) et Taus Makhacheva (1983, Moscou, Russie) au château d'Assas.

Le Département du Gard dont les Cévennes méridionales, a été particulièrement marqué par l'accueil de nombreuses familles de républicains espagnols en 1940 pendant la débâcle. Les exilés espagnols, les réfugiés du nord de la France et de Belgique ont doublé la population de certaines petites villes de ce territoire où l'entraide populaire a été manifeste. Cet épisode trouve un nouvel écho 80 ans plus tard avec l'accueil de migrants.

Née en 1983 à Moscou, Taus Makhacheva présente « Tightrope », avec Rasul Abakorov, funambule, film vidéo réalisé en 2015.

A travers le corps délié de l'athlète et sa concentration, Taus Makhacheva éclaire la singularité et le génie d'une ethnie broyée par l'histoire moderne dont le trait saillant, l'acrobatie vernaculaire, a été dévoyée en gymnastique olympique ou en numéros de cirque dès la fin du XIXe siècle. Rasul Abakorov transporte à mains nues ou avec une perche soixante et une oeuvres graphiques du musée des beaux-arts du Daghestan. Il risque sa vie à chaque instant en faisant circuler dans le ciel la mémoire imagée d'un peuple d'Asie mineure. Privilégiant dans ses photos et ses vidéos, les gymnastes, les acrobates, les lutteurs ou les dresseurs de chiens de combat qui construisent une part historique de son identité multiculturelle, l'artiste fait entendre la voix de son pays sur la scène artistique contemporaine.

Après une formation internationale tournée vers les arts appliqués, Paula Anke, née en 1961, s'intéresse aux arts de la scène, en particulier aux costumes à la prestigieuse Schaubühne de Berlin et au land art, par le biais d'interventions urbaines mettant l'accent sur la réunification de la ville après la chute du mur à travers l'espace, la sociologie et l'histoire. Ses travaux des années 2000 se concentrent ensuite sur des installations liées au questionnement de la société européenne sur le féminisme et les notions plurielles de mémoire qui tendent à impliquer le spectateur et à l'immerger physiquement dans le projet comme ses « collecteurs de mémoire » ou ses « Amazones de l'ombre » présentés ici. Articulés autour de l'exil, de la réparation, de la perte des lieux où l'on est né et de l'expropriation, ces axes sociétaux comprennent l'histoire de l'Allemagne dépossédée de territoires germanophones lors de la conférence de Postdam qui a touché sa famille originaire de Breslau aujourd'hui Wroclaw, mais aussi des migrations africaines dont elle témoigne dans ses travaux récents.

Visites commentées avec l'artiste Paula Anke :

mercredi 17 et 30 juillet, mercredi 7 août de 10h à 12h

Performance de Paula Anke : Estado de animo...En attendant l'âme...

Vendredi 13 septembre à 18h